Presentation

Le réseau MED-Amin (Réseau d’information sur les marchés agricoles méditerranéens) est un dispositif intergouvernemental visant à renforcer la sécurité alimentaire à travers une plus grande transparence des marchés agricoles méditerranéens et un dialogue continu entre les pays. Il a été créé en 2014 à la demande des ministres de l’Agriculture des pays membres du CIHEAM à la suite des crises alimentaires de 2007/08 et 2010, et de la création d’AMIS. Rassemblant des représentants des 13 pays membres du CIHEAM et appuyé par des institutions partenaires, MED-Amin assure un suivi des marchés céréaliers (blé tendre, blé dur, orge, maïs, riz) et constitue une plateforme de diffusion et d’échange d’information.

Food Security in the Mediterranean area

Les céréales (et le blé particulièrement) sont depuis l’Antiquité des produits agricoles stratégiques de la sécurité alimentaire et des échanges agro-commerciaux dans le Bassin méditerranéen. La culture du blé tendre et du blé dur y occupe une place importante, la région assurant respectivement 10% et 45% de la production mondiale de ces céréales. Pour des raisons historiques et culturelles, les pays MED-Amin sont parmi les plus gros consommateurs de blé au monde et les céréales couvrent une large part des apports énergétiques et protéiques en Afrique du nord.

Face aux dynamiques démographiques, géographiques et socio-économiques, ayant entraîné un accroissement continu des besoins alimentaires, la plupart des États méditerranéens ne couvrent qu’une part limitée de leurs besoins et sont devenus des importateurs nets de céréales. Ainsi, si les pays membres de MED-Amin ne représentent qu’environ 6% de la population mondiale, ils cumulent environ un quart des importations mondiales de blé tendre, 21% de celles de maïs et 22% de celles l’orge, en faisant l’une des régions au monde les plus dépendante aux importations céréalières, et donc aux marchés mondiaux pour assurer leur sécurité alimentaire. Or cette dépendance devrait s’accroître sous les effets combinés de la croissance démographique, de l’urbanisation et du changement climatique.

L’évolution du prix de ces denrées, le commerce et la sécurité des approvisionnements sont donc des préoccupations majeures pour les pouvoirs publics, mais aussi pour les populations, très sensibles à toute hausse du prix des céréales.

La question des marchés céréaliers

Les crises alimentaires mondiales de 2007-2008 et de 2010, marquées par une hausse exceptionnelle des prix internationaux des denrées alimentaires de base, ont révélé à l’échelle mondiale la nécessité pour les États de disposer d’une vision plus claire des marchés des commodités alimentaires. Face à ce constat le G20 a annoncé en 2011 la création d’un Système d’Information sur les Marchés Agricoles (AMIS) afin d’accroître la transparence des marchés internationaux des denrées agricoles de manière à limiter la volatilité excessive des prix alimentaires et encourager la coordination des politiques nationales relatives aux marchés. Le travail d’AMIS s’est mis en place sur quatre commodités (blé, maïs, riz, soja) avec 28 pays partenaires (les membres du G20, l’Espagne et les 7 principaux importateurs et exportateurs des produits ciblés) et des observateurs.

Coordonné par le CIHEAM, et plus spécifiquement par son Institut Agronomique Méditerranéen de Montpellier (CIHEAM Montpellier), le réseau MED-Amin se place dans le sillon ouvert par AMIS en précisant son champ d’action autour des pays euro-méditerranéens membres du CIHEAM.

Financial Partners

Le réseau MED-Amin est coordonné par un Secrétariat composé d’une petite équipe, hébergé dans les locaux du CIHEAM Montpellier. Le Secrétariat bénéficie régulièrement de contributions d’experts d’organisations partenaires, en particulier d’AMIS, du Centre Commun de Recherche et de la DG AGRI de la Commission Européenne, du Conseil International des Céréales et de la FAO. L’ensemble des 13 pays membres contribue aux activités du réseau au travers de la participation des Points Focaux et des Référents Stratégiques, ainsi que par l’accueil de la réunion annuelle, organisée à tour de rôle par les différents pays.

Les activités du réseau sont soutenues par des contributions volontaires de plusieurs partenaires financiers.